Il ne semble pas se douter de sa puissance.Je n'arriv' pas à écrire une ligne qu'il n'ait indirectement inspiré.Près de moi je le sens enfantin, désir constant de l'instruire, de le convaincre, de le séduire. Je ne vois rien, je n'entends rien, sans penser aussitot: "qu'en irait-il?" J'abandonne mon émotion et ne connais plus que la sienne.S'il n'était pas là pour me préciser, ma propre personnalité s'éperdrait en contours trop vagues; je ne me rassemble et ne me définis qu'autour de lui. Par quelle illusion ai-je pu croire que je le façonnais à ma ressemblance? Tandis qu'au contraire c'est moi qui me pliais à la sienne, je ne le remarquais pas ou alors par un étrange croisement d'influences, nos deux etres ,réciproquement, se déformaient...Involontairement, inconsciemment on se façonne à l'idole que l'on contemple dans le coeur de l'autre ouais ce doit etre ça quiconque aime vraiment renonce alors à la sincérité?! C'est ainsi qu'il m'a donné le change, Sa pensée accompagnait partout la mienne.
Rah que cette question de sincérité est irritante!Je ne suis jamais ce que je crois que je suis--et cela varie sans cess', de sorte que souvent , je me dis que mon etre du matin ne reconnaitrait pas celui du soir... Rien ne saurait etre plus différent de moi, que moi meme. Je ne vis que par autrui, par procuration, et je ne me sens jamais vivre plus intensément que quand je m'échappe à moi meme pour devenir n'importe qui....Un tel etre n'est pas de ceux qu'on aime!Et pourtant.
Rah que cette question de sincérité est irritante!Je ne suis jamais ce que je crois que je suis--et cela varie sans cess', de sorte que souvent , je me dis que mon etre du matin ne reconnaitrait pas celui du soir... Rien ne saurait etre plus différent de moi, que moi meme. Je ne vis que par autrui, par procuration, et je ne me sens jamais vivre plus intensément que quand je m'échappe à moi meme pour devenir n'importe qui....Un tel etre n'est pas de ceux qu'on aime!Et pourtant.


